Vacances
Eh oui, il est temps de s’absenter de Paris et de partir vers des cieux plus cléments. A très bientôt et bonnes vacances !
Jul
31
Eh oui, il est temps de s’absenter de Paris et de partir vers des cieux plus cléments. A très bientôt et bonnes vacances !
Jul
25
Google serait-il allergique aux analyses et aux suggestions ? Toujours est-il que depuis mes deux billets précédents, mon très modeste pagerank (3) s’est évaporé et que mon référencement direct, que j’interroge mon nom ou l’adresse de ce blog, a disparu des résultats affichés.
Accordons pour le moment cela au crédit (débit ?) des vacances qu’il me tarde d’ailleurs de prendre !
[edit 16:03] Est-ce d’ailleurs là la meilleure réponse aux interrogations -légitimes- sur la valeur relative des deux portails (Yahoo et Google) ? J’en doute, d’autant plus que Yahoo semble aujourd’hui beaucoup plus réactif. Témoin: la récente acquisition par Yahoo de Konfabulator, un petit logiciel permettant d’ajouter sur son bureau bon nombre d’utilitaires, similaire (et précurseur) au Dashboard proposé par Apple sur son dernier OS (Tiger).
La course à la publicité n’a pas convaincu les analystes. Vive la course aux fonctionnalités…
Relevé sur Online Marketing Board (en anglais)[/edit]
Jul
20
Étonnant univers que celui de l’internet. Alors que la bulle spéculative que tout le monde connaît a éclaté depuis plusieurs années, et que l’engouement financier pour les nouvelles technologies peine à se remettre de ce jeu de montagnes russes, la nouvelle économie serait-elle en train de découvrir et de mettre à profit ce que l’ancienne (si tant est que cette distinction ait encore un sens) peine encore à admettre ?
Les marques sont en effet l’une des valeurs fondamentales d’une entreprise, bien plus que son cash-flow ou ses indicatifs de croissance. Les grands groupes industriels en font bien trop souvent l’amère découverte lorsque, de restructuration en restructuration, de lancements hasardeux en communication de crise, elles se rendent compte avoir négligé cette part symbolique et pourtant cruciale de leur capital. Sur le web, la plupart des entreprises s’identifient à leur marque, pour le meilleur comme pour le pire. Que celle-ci soit l’objet de doutes, et l’entreprise en fait les frais démesurés.
C’est ce qui est aujourd’hui en train d’arriver à Yahoo. Alors que les bénéfices trimestriels d’exploitation ont progressé de 75% par rapport à l’année dernière, ceux-ci restent en-deça de ce que les analystes financiers avaient prévu. Voilà pour la part objective. Mais Yahoo n’est Yahoo que par rapport à Google, dont la prééminence médiatique et charismatique n’est plus à prouver, et l’action Yahoo a chuté de plus de 11% en une journée à la bourse de New-York.
Il a souvent été dit que sur le web, être le premier sur un marché offrait un avantage concurrentiel quasi-insurmontable, pour peu que l’on se donne la peine de continuer à innover sur son marché. Google existe officiellement depuis 1998, Yahoo depuis 1996. Mais Google a réussi ce que Yahoo n’a jamais su concrétiser: il est devenu une marque, un emblème de référence, et même si ses propres résultats financiers, annoncés demain à Wall Street, sont en-deça des espérances des analystes fianciers, je doute que la conséquence en soit aussi drastique. Là où Yahoo est un portail, un outil du net, Google est un symbole, le véhicule de tout un imaginaire. Et cette simple distinction crée un abîme infranchissable..
Jul
19
The internet archive, créé en 1996, est pour moi une source de plaisirs ineffables et toujours renouvelé. En archivant les pages de milliers, voire de millions de sites aujourd’hui disparus, il est possible de se recréer une idée, même partielle, des temps héroïques ou Flash, rich media et Java n’étaient même pas nés dans l’esprit de leurs développeurs. Une sorte d’ur-web, d’internet primitif d’où sont venues toutes les techniques actuelles du multimédia, de l’e-marketing et de l’interactivité que nous connaissons.
Malheureusement, la poésie et l’intérêt historique ne sont pas des valeurs universellement goûtées, et The Internet Archive fait aujourd’hui les frais des batailles d’avocats. Un procès en cours aux Etats-Unis met en effet en cause ce merveilleux outil au nom d’un décret sur la fraude informatique et du célèbre Digital Millennium Copyright Act tant décrié lors de son entrée en vigueur. Une firme d’avocats aurait en effet utilisé The internet archive dans le but de prouver une violation de propriété intellectuelle, se rendant ainsi coupable d’accès à des pages protégées par cette même propriété intellectuelle.
Querelle byzanthine, querelle d’avocats, mais qui risque de nous priver d’un instrument de travail et d’émerveillement unique en son genre. Pendant qu’il en est encore temps, n’hésitez pas à parcourir ces archives dont les plus anciennes remontent à il y a à peine neuf ans, et savourez le chemin parcouru sur le web en ce laps de temps. Visitez également Ghost Sites, autre écho de l’internet disparu, ou jetez un œil sur le Dead Media Project, maintenu par l’écrivain américain Bruce Sterling, répertoriant des articles parus sur tous les médias aujourd’hui disparus, du cyrographe au daguerréotype, tous deux en anglais.
Jul
10
Il est sans doute temps de revoir nos “anciennes” conceptions en regard de l’internet. La “toile” des origines, où les sites interconnectés les uns aux autres forment un réseau de plus en plus dense, n’est plus aujourd’hui un paradygme suffisant pour appréhender la manière dont l’information circule sur internet et se cristallise autour de sujets précis.
A cette toile, il convient aujourd’hui de substituer une matrice tridimensionnelle dans laquelle des sites ou des logiciels-relais, les aggrégateurs de fils RSS, les communautés virtuelles ou les portails tels que Yahoo News par exemple, offrent un moyen inédit de relier entre eux des sites sans connexion directe, de créer des raccourcis dans l’espace de l’internet, offrant à l’internaute de nouveaux moyens d’accéder à l’information recherchée. Ce genre de techniques, décrites très efficacement et précisément par Francis Pisani sur son blog lorsqu’il cherche à s’informer sur les attentats de Londres, donne une dimension nouvelle à l’internet, une troisième dimension sur laquelle surfer et dont le développement n’en est qu’à ses prémisses.
A nouveau paradygme (bien que le terme “nouveau” ne soit pas réellement adapté, cette “matrice” a été imaginée dès 1994 par William Gibson dans son livre “Neuromancer”, et de nombreux auteurs de science-ficition et chercheurs en ont développé depuis le concept), nouvelles pratiques et nouvelles attitudes.
Un article du Monde daté du 10 juillet reprend par exemple l’étude menée par deux chercheurs sur les relations entre la victoire du non au projet de Constitution Européenne et l’utilisation de l’internet. Bien que les conclusions en soient justes (les partisans du non ont bien mieux utilisé le Web que ceux du oui), l’analyse en est fausse. Les auteurs de l’étude partent d’une vision bidimensionnelle du Web, où les sites sont directement reliés les uns autres, négligeant cette troisième dimension constituée par les aggrégateurs publics ou les sites de recherche tels que Technorati. En effet, pour 295 sites recensés censés avoir eu autorité sur la question du référendum, combien de milliers de voix se sont faites entendre sur la blogosphère, chacune avec une influence non négligeable ?
[edit] au sujet de la puissance des blogs par rapport à un événement, voire ce billet (en anglais) sur Bazaarz, et celui-ci sur le blog du Radiant Marketing Group [/edit]
L’analyse des liens n’est plus suffisante. Les moteurs de recherche sont devenus un passage obligé de la recherche de l’information, et le fonctionnement du référencement sur ceux-ci bouscule bon nombre d’idées associées à un web bidimensionnel: désormais, pour se faire entendre, il n’est plus tout à fait nécessaire d’être déjà écouté (les liens), il suffit parfois de parler beaucoup (Technorati, BlogPulse et consorts).
Jul
5
Quelle n’a pas été ma surprise aujourd’hui, en parcourant les fils de dépêches du site du Monde, de trouver une dépêche de l’AFP mentionnant le début du procès du créateur du virus Sasser dans… le fil consacré à la santé !
En mai 2004, Sasser avait provoqué la panique en infectant près de 2 millions d’ordinateurs connectés à internet. Alors que nous vivons dans un monde de plus en plus dématérialisé, il est troublant de constater que le Monde classe la santé de nos machines au même plan que la santé humaine. Une simple erreur de traitement sans aucun doute, mais il n’en est pas moins vrai que nos extensions virtuelles sont désormais indissociables de notre quotidien. Le mot “traitement” lui-même…
Jul
4
Cette fois-ci, Google lui-même n’a pas réussi à séduire Wall Street, et malgré des résultats en hausse, le roi des moteurs de recherche a vu à son tour son cours descendre malgré des résultats en hausse.
Malgré ce que j’écrivais dans mon précédent billet, le fait d’être devenu un symbole n’a pas suffi pour séduire les investisseurs. Mais ceci ne remet guère en cause mon analyse première, à savoir que le principal atout de Google est d’être devenu une marque véritable. Pourquoi ? L’analyse des résultats des 2 compagnies fait ressortir que la hausse du chiffre d’affaires est principalement due à l’accroissement des revenus de la publicité, donc en quelque sorte à la vente de produits dérivés, et non à celui généré “en propre” par les services rémunérés des portails.
Si l’on compare ce phénomène avec le fonctionnement de marques réputées de l’économie “classique”, force est de constater que l’accroissement incontrôlé des produits dérivés ou des licences n’a jamais été à lui seul un réel gage de bonne santé, mais plutôt dans bien des cas un signal d’alarme quant à la dilution du capital de la marque elle-même.
Les valeurs-phares de la net-économie n’échappent ainsi pas à ces règles, et je ne suis pas loin de penser que les prochains mois verront Google faire encore davantage assaut de créativité dans la proposition de nouveaux services, pour revitaliser son image d’abord, et à terme pour générr de nouvelles sources de revenus directs. Les récentes Google APIs n’en sont sans doute qu’une simple préfiguration…