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Jun

22

Recruitment 2.0 doesn’t exist – yet

By Thierry de Baillon

Version française ici.

While more and more recruiters look for information about candidates on the internet, or recruit directly on social networks, every footstep we leave on these sites may turn out dangerous, or even disastrous. Numerous blogs or ebooks are now focusing on the ways to manage our e-reputation, and Frédéric Cavazza suggested me the other day we could adopt the attitude of artists, who often preserve their private life.

But how could we ask a teenager, in the age where sharing and provoking are ways of life, to resist uploading photos from a trash evening on their Facebook page? Should we, broadly speaking, go against a trend where professional and private parts of our life are merging, where interacting is often (maybe too often) a mere synonym to transparency?

E-reputation: management or dictatorship?

We are all teenagers in the fast growing universe of social media. Those who were yesterday able to preserve their private life while being overexposed, are now trapped too.  During the last months, some first-class sportsmen’s career was endangered by tweeting or posting publicly some private stuff, andmy take is that Mark Cuban or Michael Phelps examples are just a beginning… If e-reputation management is now an important part of our professional life, it cannot, and shouldn’t, censor our private life. What is to be done as the frontier between both is now dissolving?

Job boards 2.0 vs Recruitment 2.0

Recruitment practices are changing on these days. Recruiters are present on main social networks, use video, favor recommended candidates… Job boards 2.0 Era has begun, but may we talk about Recruitment 2.0? Definitely not. Since recruitment in the age of the social web needs more than using new tools to change, it needs a mindset shift. Answering a job offer is enough to understand this shift didn’t happen yet.

Recruiters have still to find and setup different relationships with candidates. They will have to earn trust as real consultants, learn, and teach, what is meaningful in our digital footsteps, filter professional competencies from casual playful activities noise.

Of course, every tool is still not available for that. Imagine for instance a search engine with a chronological filter, giving results from the last x years, letting us able to focus on the significant period of our professional life. But beyond tools, what we need is a real cultural change. Recruitment 2.0 doesn’t exist. Yet.

Jun

22

Le recrutement 2.0 n’existe pas – pas encore

By Thierry de Baillon

English version here.

Alors que de plus en plus de recruteurs se tournent vers internet pour chercher des informations sur les candidats, voire pour recruter directement, les traces laissées ça et là sur les réseaux sociaux ou sur les sites communautaires peuvent s’avérer dangereuses, voire catastrophiques. Gérer sa réputation en ligne est devenu le sujet privilégié de nombreux blogs ou ebooks, et Frédéric Cavazza me suggérait l’autre jour que nous pourrions prendre exemple sur les artistes, qui préservent entièrement leur vie privée.

Mais comment demander à un adolescent, à un âge où le partage et la provocation sont des raisons de vivre, de résister à l’envie de mettre sur sa page Facebook les photos d’une soirée un peu allumée? Faut-il d’ailleurs plus largement aller à contre-courant d’une tendance où professionnel et privé se mêlent, où interaction est souvent (voire trop) synonyme de transparence?

Gestion ou dictature de l’e-réputation ?

Nous sommes tous aujourd’hui des adolescents dans l’espace grandissant des médias sociaux. Ceux qui, hier, savaient conserver leur vie privée à l’abri des regards tout en étant publiquement très exposés sont eux aussi pris en défaut. Ces derniers mois ont ainsi vus plusieurs sportifs mettre leur carrière en danger par photos ou tweets interposés, et les malheureux exemples de Mark Cuban ou de Michael Phelps ne sont à mon avis qu’un début… Si la gestion de l’e-réputation est devenue une donnée importante de notre vie professionnelle, elle ne peut, et ne doit, s’arroger en censeur de notre vie personnelle. Que faire lorsque se dissout la frontière entre les deux?

Jobboards 2.0 vs recrutement 2.0

De son côté, le recrutement évolue. Il s’insinue dans les médias sociaux, utilise la vidéo, valorise les recommandations…  L’ère des jobboards 2.0 est arrivée, mais peut-on pour autant parler de recrutement 2.0 ? Non. Car le recrutement à l’âge du web social nécessite plus que la simple adoption de nouveaux outils, un véritable changement de mentalité. Il suffit de postuler à une annonce pour comprendre que ce changement n’a pas encore eu lieu.

Pour y arriver, les recruteurs devront trouver un autre mode de relation avec les candidats. Ils vont notamment devoir retrouver un rôle de conseil, apprendre à discerner ce qui, dans nos traces sur l’internet, est signifiant de ce qui ne l’est pas, filter le signal des compétences professionnelles du bruit ambiant de nos activités ludiques.

Tous les outils pour ce faire ne sont certes pas encore à ce jour disponible. Imaginons par exemple un moteur de recherche doté d’un filtre chronologique, ne remontant que les résultats en-deçà d’un certain nombre d’années, pour se concentrer sur la période significative d’une carrière professionnelle. Mais au delà des outils, c’est d’un véritable changement culturel dont nous avons besoin. Le recrutement 2.0 n’existe pas. Pas encore…

Jun

15

EtoB : businesses in the era of social web – the social CRM

By Thierry de Baillon

Version française ici.

It is quite an evidence to say that BtoB businesses do not focus on the same aspects of the customer experience. For a typical buyer/customer, a brand’s values are somehow less important than one-to-one engagement with the seller, as it usually involves a personalized and (hopefully) long-term relationship between both parts.

Whether in lead generation, selling, or customer service, human relations and personal qualities are keys, which mean that tapping into the social web will soon become unavoidable for most companies.

By public demand…

Generating leads is becoming a two-way process, and listening to your customers allows you, not only to know them better, but to serve them better. Every market is now quickly becoming a niche market, whether by fragmentation or by emergence of tailored products and services. Taking part to the conversation will allow businesses to sell customers what they need, not what they, as a company, think they need.

From leads to customer service, the social CRM

If generating a positive sentiment through brand’s engagement is still an important factor, always comes the moment in the sales process where concrete criteria of choice rule: performances, customer support, and price. As the way customers interact with brands evolve, traditional CRMs fall short in capturing one essential factor: the acceptance of these criteria. To be successful, a BtoB company not only has to sell its products or services at the right price, but must also ensure its customers stay happy with this price to build a long-term relationship. Sentiment upon concrete criteria will soon matter as much as those criteria themselves.

As more and more advices and experiences are shared online, listening about every aspect of a commercial transaction is becoming critical, and the use of social CRM tools will soon become mandatory to allow companies to leverage their own offering in order to foster trust and consumer loyalty. With no doubt, the social web is about to reshape the whole way companies do business, starting from the sales process itself for BtoB companies.

Jun

15

EtoB: l’entreprise à l’ère du web social – le CRM social

By Thierry de Baillon

English version here.

Dire que les entreprises BtoB ne s’intéressent pas aux même aspects de l’expérience client que le BtoC semble être une évidence. Pour le client/acheteur type, les valeurs associées à la marque ont beaucoup moins de poids que les rapports entretenus avec le vendeur, qui se traduisent généralement par une relation personnalisée (et si possible) à long terme entre les deux parties.

Que ce soit lors de la génération de leads, de la vente ou de la relation client, tout repose sur les relations humaines et les qualités personnelles des intervenants. Comment alors ne pas imaginer que l’ensemble des entreprises ne mette à profit le web social à court terme ?

A la demande générale…

De plus en plus, générer des leads s’assimile à  un aller-retour, et écouter vos clients vous permet, non seulement de mieux les connaître, mais de mieux les servir. Tous les marchés sont ainsi en train de devenir des marchés de niche, que ce soit par fragmentation ou par l’apparition de produits et de services sur-mesure. En prenant par à la conversation, les entreprises ont les moyens de vendre à leurs clients ce que eux désirent, et non ce qu’en tant qu’entreprises, elles pensent qu’ils souhaitent.

Des leads au service clientèle, le CRM social

S’il est toujours important de générer un sentiment positif envers la marque, les éléments concrets sont ceux qui déterminent au final le processus de vente : les performances, le support client, et le prix. L’évolution actuelle des rapports qu’entretiennent les clients avec les marques rendent caduques les CRMs classiques dans un domaine déterminant : l’acception de ces critères objectifs.

Le succès d’une entreprise BtoB repose non seulement sur le fait de vendre des produits ou des services au juste prix, mais sur celui de s’assurer que ses clients restent satisfaits des prix pratiqués. C’est à ce seul titre que pourra se bâtir une relation de confiance à long terme. Le sentiment qu’inspire les critères objectifs deviendra bientôt aussi important que ces critères eux-mêmes.

Alors que les clients échangent de plus en plus de conseils et d’expériences en ligne, il devient indispensable de suivre ce qui se dit autour de chaque  aspect d’une transaction commerciale, et seule la mise en place d’outils de CRM sociaux permettra aux entreprises d’améliorer leur offre pour continuer à bénéficier de la confiance et de la fidélité de leur clientèle. Sans nul doute, le web social est d’ores et déjà en train de transformer la manière dont les entreprises conduisent leurs affires, et, en ce qui concerne les entreprises BtoB, le processus de vente lui-même.

Jun

8

Is the Blackberry Putting a Brake on Enterprise 2.0 ?

By Thierry de Baillon

Version française ici.

While anybody agrees on the fact that social media adoption in the enterprise requires a cultural change, there is for me a large underestimated factor which will be difficult to overcome: the lack of synchronism of Web 2.0 tools and services.

Most of interaction and collaborative work takes place inside companies on a synchronous track: informal conversations, physical workgroups, meetings, phone calls, instant messaging, video conferences, are all part of the day-to-day business life. Social media, on the other hand, is by nature asynchronous, with a typical adoption curve which goes through generalization of a “give to get” attitude. This kind of attitude, easily adopted during a meeting in the constrained world of the enterprise, is quite more difficult to adopt in an open community.

Up to now, the only asynchronous communication tool used in business is email, which did a great job allowing people to share knowledge and tying people inside every company. But the last few years have seen the massive adoption of mobile email in the enterprise (according to AOL, 16% of users check their email, private or professional, from a mobile device) which is rapidly transforming the way people work with email, from asynchronous to synchronous  (49% of mobile mail users check their emails as soon as they arrive).

As the primary mobile tool to check and interact with email, the Blackberry is changing our mindset. But where the iPhone is enhancing the user experience with an immersive asynchronous environment,  the Blackberry is aiming at a complete synchronism, therefore keeping the business world away from true Enterprise 2.0 behavior. New surveys from NetApps and ChangeWave Research underline the fact that the typical iPhone user accesses the web through their primary browser roughly 40 times more than the typical BlackBerry user. If a BlackBerry user accesses the web from their device for 5 minutes a week, the typical iPhone user accesses it for 200 minutes.

While Google Wave intends to bring real time conversation to the inbox, it is clearly not targeted at the mobile internet, and these new, synchronous, emailing behaviors might not be a good sign for social media adoption in the enterprise.

Jun

8

Le Blackberry constitue-t-il un frein à l’Entreprise 2.0 ?

By Thierry de Baillon

English version here.

Alors que tout le monde s’accorde pour dire que l’adoption des médias sociaux en entreprise requiert un changement culturel, il existe pour moi un facteur à résoudre largement sous-estimé : le manque de synchronisme des outils et services du Web 2.0.

La grande majorité des interactions et du travail collaboratif en entreprise sont accomplis de manière synchrone. Qu’il s’agisse de conversations informelles, de groupes de travail « physiques », de réunions, d’échanges téléphoniques, de messagerie instantanées ou de vidéoconférences, autant d’aspect faisant partie de la vie quotidienne en entreprise. A contrario, les médias sociaux sont par nature asynchrones, leur adoption passant typiquement par la généralisation d’une attitude « donner pour recevoir ». Ce genre d’attitude, aisément adoptée en réunion dans l’univers formel de l’entreprise, est beaucoup plus difficile à adopter lorsqu’il s’agit de nourrir des communautés ouvertes.

Jusqu’à présent, le seul outil de communication asynchrone utilisé en entreprise est l’email, qui a été un formidable artisan du partage de la connaissance et du lien social. Mais l’adoption massive de l’email mobile (selon AOL, 16% des utilisateurs consultent leurs emails, privés ou professionnels, depuis un appareil mobile) au cours de ces dernières années est en train de rapidement transformer la manière dont l’email est utilisé (49% des utilisateurs d’email mobile consultent leurs messages dès réception).

Le Blackberry, en tant que premier appareil mobile utilisé dans la consultation et la manipulation d’emails, est en train de transformer notre mentalité.  Mais, là où l’iPhone enrichit notre expérience utilisateur en nous immergeant dans un univers communiquant asynchrone, le Blackberry nous force à un synchronisme de plus en plus grand, éloignant ainsi l’entreprise de l’état d’esprit nécessaire à l’adoption de l’Entreprise 2.0. De récentes enquêtes de NetApps et de ChangeWave Research soulignent ainsi le fait que l’utilisateur type d’un iPhone accède au web à travers un navigateur environ 40 fois plus qu’un utilisateur type de Blacjberry. Là où l’utilisateur de Blackberry passe 5 minutes sur le Web, l’utilisateur d’iPhone y passera 200 minutes.

Même si Google Wave a pour ambition d’introduire la conversation en temps réel dans notre boîte à lettres, ce service n’est clairement pas destiné à l’internet mobile, et ce nouveau type de comportement, synchrone, envers l’email n’est pas forcément bon signe quant à l’adoption des médias sociaux en entreprise.

Jun

3

Brands : Beyond the Five Eras of the Social Web

By Thierry de Baillon

Version française ici.

About a month ago, Jeremiah Owyang posted his views, as a Forrester analyst, on the evolution on the Web, providing us with an insightful vision of how brands and customers will expect from each other in the near future.

From a branding point of view, I think that Jeremiah missed a point: brands, the most successful and noticeable ones at least, aren’t just products and customers; they support and express a vision. The spreading of this vision itself in the Web will have a tremendous impact on the interaction between consumers and companies. Let’s call this evolution the Era of Social Responsibility.

We are not consumers, we are people

The relationship between brands and customers did change a lot for a few years. Environmental concerns, corporate social responsibility and other ethical subjects are now involved in day-to-day consumer choice. A recent survey from French agency Ethicity shows that only 37% of consumers trust companies, and 69% of them changed their consumption habits toward Sustainable Development during the last twelve months. To restore trust, companies not only will have to engage more with customers, but to directly address these concerns.

Brands dissolution?

In the fifth Era depicted by Jeremiah, the Era of Social Commerce, products and services will be defined and designed by communities, and some early examples of this attitude already exist (have a look to Crowdsourcing blog for some). In such a world, brands will need to share and emphasize on other parts of their DNA than products to avoid dissolution. They will have to share and herald a vision, their vision, and set the interaction at a higher level.

Social responsibility

Companies have now an important role to play around societal concerns, as more and more people are asking for that. In the social media space, brands cannot afford to be evasive about these subjects anymore. While enticing them to keep some valuable influence among consumers and to recover trust, engaging with communities in a responsible and active approach will also enable them to positively shape the future, the way people already want them to. Not to disappear in the evolution of the Web, brands are bound to succeed.

Jun

3

Marques : au-delà des cinq ères du web social

By Thierry de Baillon

English version here.

Il y a environ un mois, Jeremiah Owyang publiait, en tant qu’analyste chez Forrester, sa vision de l’évolution du Web, nous exposant avec perspicacité la manière dont marques et clients interagiront dans les années à venir.

Du point de vue branding, je pense que Jeremiah a oublié un aspect important : les marques, tout au moins les plus remarquables, ne se résument pas à leurs produits et leurs clients ; elles portent et expriment une vision. La façon de diffuser cette vision sur le Web aura elle-même un impact énorme sur la nature de l’interaction entre consommateurs et entreprises. J’appellerai cette sixième époque l’ère de la responsabilité sociale.

Nous ne sommes pas des consommateurs, mais des consom-acteurs

Les relations entre marques et consommateurs ont énormément changé ces dernières années. Les questions liées à l’environnement, à la responsabilité sociale des entreprises et d’autres sujets d’éthique font maintenant chaque jour partie de notre décision d’achat. Une récente étude de l’agence Ethicity montre que seuls 37% des consommateurs font confiance aux entreprises, et que 69% d’entre eux ont changé leurs attitudes de consommation en matière de Développement Durable au cours des 12 derniers mois. Pour regagner notre confiance, les entreprises devront non seulement s’adresser davantage à leurs clients, mais prendre directement en compte ces aspects.

Vers une dissolution des marques ?

Dans la cinquième ère décrite par Jeremiah, l’Ere du commerce social, produits et services seront conçus et créés par des communautés de consommateurs. On trouve d’ores et déjà quelques exemples de cette attitude (parcourez par exemple le blog Crowdsourcing). Dans un tel monde, les marques devront partager et mettre l’accent sur d’autres aspects de leur personnalité sous peine de se dissoudre. Elle devront partager et mettre en avant une vision, leur vision, et placer l’interaction à un niveau  plus élevé.

Responsabilité sociale

Les entreprises ont aujourd’hui un rôle majeur à jouer dans les questions sociétales, ce que de plus en plus de gens réclament. Dans l’espace défini par les médias sociaux, les marques ne pourront pas se permettre de rester vagues sur ces sujets. Tout en leur permettant de conserver une influence positive auprès des consommateurs, développer une attitude responsable et interactive envers les communautés de consommateurs leur permettra de participer activement à la création de notre société future. Et ce de la manière dont les gens le réclament déjà aujourd’hui. Pour ne pas disparaître, les marques sont condamnées au succès.